Bilal & Bourzoufs

Ça ferait un sacré nom de BD, Bilal & Bourzoufs, les histoires de deux grands amis inséparables.

Pour les 50 ans du cinéma Lux je suis allé voir Cinémonstre, d’Enki Bilal.
Pour le coup c’est pas de la BD, c’est du cinoche, enfin non c’est pas du cinoche, c’est … ah oui, une œuvre expérimentale, c’est fourre tout « expérimentale » et ça permet de classer l’inclassable.

Enki Bilal parle de compression de film et de musique, vu que c’est un montage de ses trois films pendant environ une heure, avec une improvisation musicale qui l’accompagne et une sur-couche d’effets envoyés par l’artiste en temps réel.

J’y suis allé car je me disais que coté interaction en temps réel y’aurait moyen de faire quelque chose de cool, surtout en 2010, surtout Enki Bilal qui doit avoir des idées sympas.

Bah loupé, à 14€ la place on sombre clairement dans l’escroquerie, quoique même gratos ce serait de l’entubage. Les Dieux lumières soient loués je n’ai vu aucun des trois flims de Bilal entièrement. Il y avait une part de découverte, mais si Bilal avait pissé dans un violon pendant la projection mon avis serait identique.
Trois effets perraves balancés de temps à autres plus des changements de bande son avec des doublages japonais qui font marrer et voilà j’ai fait le tour de la performance.

A la fin de la séance j’ai tout de même entendu une vieille s’exclamer « c’était magnifique ! ». Certainement une de ces personnes qui est prête a débourser plus de 100 000€ pour un original de Bilal. Wai Bilal & Bourzoufs ça sent le bestseller.

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